
The electric journey



[THE ELECTRIC JOURNEY] explore les nouvelles perspectives offertes par la musique mixte, à travers six œuvres commandées par le Trio 20° dans le noir, fruit de plusieurs années de travail et de collaborations étroites avec les compositeurs et compositrices. Ce programme est un laboratoire sonore, un miroir déformant redéfinissant les contours de l’accordéon, de la flûte et du violoncelle.
J'ai besoin de... d'Aude Rabillon, commande spéciale pour la résidence du Trio au Pavillon de la Sirène, est le fruit d’une semaine d’immersion au printemps 2024. Entre répétitions, enregistrement et captations d’ambiances sonores du quotidien et d'ateliers, ce poème acousmatique oscille entre documentaire musical et field recording poétique, clôturant cette résidence d’une manière unique.
Suit Saddle Node de Sylvain Marty, œuvre virtuose et énergique écrite sur mesure pour les trois équilibristes du Trio. Imbriquant rythmes complexes et modes de jeu étendus (accordéon microtonal, flûte préparée), la pièce donne naissance à un corps sonore unique, machine hirsute et instable où une cellule cachée structure les gestes musicaux.
Ariadna Alsina Tarrés, inspirée par le photographe Joan Fontcuberta et la notion d’illusion et de simulacre, mêle sons acoustiques et électroniques dans Symbiotic gardens – In situ/Ex situ. Cette œuvre fragile et organique magnifie la condition d’existence du son instrumental (geste et énergie, toujours !) dans une symbiose vibrante et magique
Dans Ohne Worte, Carola Bauckholt poursuit son exploration des phénomènes perceptifs. Héritière de Mauricio Kagel, elle brouille les frontières entre musique, théâtre et arts visuels. Sons d’objets, illusions auditives et gestes scéniques détournent nos attentes et révèlent l’étrangeté du quotidien.
Avec Until after the twilight..., Chen-Hui Jen étire le temps et le son dans une évocation des vastes paysages américains. Une électronique discrète prolonge la palette instrumentale, créant un crépuscule poétique et mystérieux, à la croisée de Debussy et d’un univers baudelairien, où les timbres s’entrelacent en une synesthésie sonore.
Paul Ramage s’inspire dans Électrodynamique de la théorie des résonances de Schumann, ces ondes électromagnétiques naturelles générées par la foudre. Cette pièce donne à entendre ces fréquences, inaudibles à l’oreille humaine, comme des forces invisibles qui traversent et façonnent notre perception du monde.
Programme
| J’ai besoin de ... (2024) acousmatique, 16’ | Aude Rabillon (*1985, France) |
| Saddle Node (2019) pour trio, 10’ | Sylvain Marty (*1977, France) |
| Until after the twilight (2017/2024) pour trio, 11’ | Chen-Hui Jen (*1981, Taïwan/USA) |
| Ohne Worte (2011) pour violoncelle et bande, 8’ | Carola Bauckholt (*1959, Allemagne) |
| Électrodynamique (2024) pour piccolo (flûte basse) et électronique, 8’ | Paul Ramage (*1986, France) |
| Symbiotic gardens - in situ/ex situ (2024) pour trio et électronique, 10’ | Ariadna Alsina Tarrés (*1980, Catalogne) |